Il y a de l´eau dans le gaz

22 juin 2010 par A demain, Pas de commentaire »

Avec un tel titre, cet article aurait pu être posté samedi lorsque le journal « sportif » L´Equipe déclenche un scandale avec sa Une et la déclaration de Nicolas Anelka (enfin à prendre avec des pincettes car quelles sont les sources? est-ce la vérité? où est la couverture sportive dans tout çà?). Il ne faut pas s´étendre sur cette histoire car les « vrais » responsables ne jouent pas sur le même terrain. Vont-ils payer le même prix que certains joueurs? Quel sera la sanction? La première est l´image de l´équipe de France car même si pendant les matchs de préparation, la France n´a pas brillé, elle ne s´est pas rattrapée et donné du plaisir aux supporters durant les trois matchs de poule de la Coupe du Monde de Football. La facture pour l’hôtel sera moins salée (un geste pour montrer l’exemple au gouvernement afin de se serrer la ceinture?). Pas de grande surprise car « on récolte ce que l’on sème ».

image onesta.net

L´image pourrait faire penser à cette marée noire qui ravage le Golfe du Mexique et plus particulièrement les côtes américaines, en Louisiane. Provoquée par l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon (propriété de la compagnie pétrolière BP) le 20 Avril, cette catastrophe écologique est hors norme et surtout difficile à évaluer. Entre 100 à 250 millions de Litres de pétrole déversés, la faune et la flore ont été gravement touchées ainsi que l’économie, tel que la pêche. Mais selon le patron du géant pétrolier BP (Tony Hayward), « l’impact du désastre sur l’environnement sera sans doute très, très modeste ». Avec une telle déclaration, comment peut-il être pris au sérieux? prend-il les gens pour des c**s? Le président américain, Barack Obama, devait réagir et a fait une déclaration depuis son bureau de la Maison Blanche. Mettant la pression sur BP, il a également avancé le souhait de développer et favoriser les énergies renouvelables sur le sol américain. Un mal pour un bien mais qui aura des conséquences dans le futur.

Mais le sujet de cet article reste sur le Vieux Continent et se déplace vers l´Est. Il s’agit bien d’une histoire de gaz et de conflit. Il y a de l’eau dans le gaz entre Moscou et Minsk, respectivement capitales de la Russie et du Bélarusse (ou Biélorussie). La Russie fournit 14,5% du gaz importé en France, 4ème fournisseur de gaz naturel derrière la Norvège, les Pays-Bas et l’Algérie. Mais pour acheminer le gaz entre la France et la Russie, les gazoducs traversent plusieurs pays, dont la Biélorussie. Gazprom, le groupe public russe de gaz naturel, doit payer une taxe pour ce transit, chose qu’il ne fait pas. Le « robinet » est donc fermé mais les clients européens ne souffriront pas de ce bras de fer gazier, pas comme en Janvier 2009, où, suite à un conflit entre la Russie et l’Ukraine, l’Europe avait été privée de gaz pendant 14 jours et surtout pendant une vague de froid.

La pression est mise sur une petite nation, prise entre l’Union Européenne, qui demande à ce que les contrats soient respectés, et entre la Russie, qui fournit également du gaz naturel aux Bélarusses. Qui a tord, qui a raison? Les détails de l’histoire ne sont pas connus et c’est une question de géopolitique. Règleront-ils cela à la roulette russe? Affaire à suivre…

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